Montré du doigt par la presse, mais soutenu
par son président, Luca Di Montezemolo, Felipe Massa se presentait
à Bahrain, avec un sérieux esprit de revanche. Déjà l'an passé, au
même stade de la saison, il se trouvait dos au mur, même si son
capital point était plus conséquent qu'il ne l'était au départ de
la course. Dominateur vendredi et samedi matin, il laissait
échapper la pole pour 27 millièmes de secondes à Kubica. Première
d'un Polonais et première d'une BMW. En 2ème ligne, Hamilton et
Raikkonen limitait la casse. Même si ils se trouvaient du côté dit
sale de la piste, les pilotes de la Scuderia se montraient
relativement confiant pour la course .
A l'exctinction des feux, Massa bondissait plus promptement
que Kubica et lui subtilisait instantanément la première place.
Heidfeld en faisant de même sur Raikkonen. Le grand perdant du jour
est Hamilton, qui se gauffre lamentablement au départ, chutant de 6
places, et se retrouvant englué dans le peloton. Et désormais on le
sait, le jeune Britannique, est loin d'être à l'aise dans ce genre
d'exercice. A trop vouloir rattraper sa boulette, il ira s'empaler
sur une Renault, et passera par la case stand, pour changer son
aileron avant. Dès lors sa course est foutue, il luttera pour le
gain d'une 13ème place vide de sens...
Devant Massa s'envole et Kimi assure le
spectacle. Un spectacle auxquels nous assisterons par
l'intermédiaire des "Replays", la réalisation de cette course fut
des plus médiocres. Hamilton se serait il déjà reconvertis ??
Un Raikkonen qui passe Heidfeld, avant de régler son compte à
Kubica un tour plus tard, par un splendide extérieur au freinage de
la ligne droite des stands. Du Kimi dans le texte....
Dès lors, les bolides de Maranello vont mener la course à leur rythme. Kimi stoppant un tour avant Felipe, nul doute que le Brésilien est le patron sur le tracé de Sahkir. Et quand bien même le Finlandais grignotera une part de son retard, le pauliste en garde sous le pied et sait que la stratégie trop similaire ne permettra, sauf erreure de sa part , au champion du monde 2007 de revenir sur lui. Le passage en pneu dur pour les Ferrari n'y changera rien, Massa ayant un solide coussin de 6-7 secondes. Les Béhèmes dans un dernier baroud d'honneur tenteront bien de venir contester le premier doublé de l'ère Domenicali, rien n'y fera, pour la deuxième année consécutive, les hymnes brésilien et italien retentissent sur le podium. Raikkonen, après avoir terminé 3ème en 2005,2006 et 2007, s'offre la deuxième marche en 2008 et du coup, prend la tête au classement provisoire pilote.
Auteur de la pole, Kubica se doutait bien qu'aller chercher la victoire face aux Ferrari ne serait pas aisé. Ce fut le cas, sa troisième place, mais toute proche des Rouges , est le reflet du niveau des BMW. Et la 4ème place de Nick Heidfeld, permet à la marque allemande, de prendre la tête du classement constructeurs, avec 1 point d'avance sur Ferrari et 2 sur McLaren.
Des McLaren encore grande perdantes, comme à Sepang. Ce n'est pas la 5 ème place de Kovalainen qui mettra un peu de baume au coeur à Ron Dennis. Le Finlandais à fait son boulot, il ne pouvait espérer mieux que 4 pts aujourd"hui.
Derrière on retrouve de nouveau un Jarno Trulli qui s'affirme comme "le meilleur des autres " . Sa Toyota est désormais fiable, il lui manque un surplus de compétitivité qui lui permettrai de combler le gouffre qui les sépare du trio de tête.
Pour Renault, rien ne va plus, même l'immense talent d'Alonso n'y fait rien....cette R28 est un boulet, dans la lignée de la R27. En fait, la grande force de Renault en 2005-2006 était les Michelins. Depuis le passage aux Bridgestone, les monoplaces anglo-française sont à la ramasse....et voir Fernando au volant de l'une d'elle est un énorme gachis....souhaitons pour l'espagnol que les évolutions attendus à Barcelone soient à la hauteur de son coup de volant....tout en sachant que la concurrence aura elle aussi travaillé, et proposera également ses nouveautés
Parti 15ème, classé 15ème, Seb Bourdais a fait ce qu'il pouvait avec sa Toro Rosso "2007" ( ex-Minardi, ne l'oublions pas ). Il voit le drapeau à damier, très bon point. Maintenant, il lui faut être patient , et attendre les courses de Monaco ou Montreal, tracé plus favorables à son expérience US, que les circuits modernes comme Sepang, Istanbul ou Shangai.
Dans trois semaines, la F1 est de retour chez elle, en Europe, pour le Gp d'Espagne à Barcelone. Horaires plus clément, pour nous autres et surtout, retour des motor-home dans le paddock. Etalage Freudien de la démesure des patrons de teams F1, ces maisons roulantes sont un élements incontournable du décorum de la Formule 1 voulut par Tonton Bernie. Après tout, il n'y a pas de quoi fouetter un Max.....











